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En 1994, l'américain Pilkington remporte le marathon de Los Angeles. Une victoire polémique... (photo Getty Images)

20 juin 2017

Quand le lièvre bat la tortue (ép.3) : polémique sur le marathon !

La victoire d’un lièvre est souvent une belle surprise, mais déclenche aussi des polémiques. Le pacer, chargé de mener l’allure, est-il vraiment autorisé à remporter la course et à empocher la prime? Le marathon de Los Angeles en 1994 est resté dans les annales. Une course où l’esprit sportif n’était pas forcément au rendez-vous… 

En 1994, l'américain Pilkington remporte le marathon de Los Angeles. Une victoire polémique... (photo Getty Images)

En 1994, l’américain Pilkington remporte le marathon de Los Angeles. Une victoire polémique… (photo Getty Images)

 

Dans nos deux précédents articles de la série, nous vous avons raconté de belles histoires. Un lièvre qui se retrouve, à la surprise générale, héros d’un jour. Auréolé d’une victoire qui ne lui était pas destinée sur le papier mais qu’il a conquis sur le terrain. D’autres histoires de ce type émaille l’histoire de la course à pied, comme pour nous rappeler qu’en sport rien n’est jamais écrit à l’avance.

Quand l’argent prend le pas

Mais ces belles histoires sont parfois ternies par la mauvaise foi. L’esprit sportif est si vite mis à mal lorsque les enjeux financiers prennent le pas.

Ainsi, lors du marathon de Los Angeles en 1994, le scénario de l’épreuve livre une belle surprise : Paul Pilkington, chargé à la base d’emmener l’épreuve sur un tempo donné lors des 25 premiers kilomètres, remporte finalement la course en 2h 12′ 13″. « Je me suis acquitté de ma tâche, mais après 25 kilomètres plus personne ne me suivait et comme je me sentais de mieux en mieux, j’ai continué. » expliquait-il à l’arrivée, tout heureux de sa victoire surprise.

Sauf que tous ces adversaires du jour n’étaient pas forcément prompt à féliciter le vainqueur surprise : il empochait la prime de 75 000 dollars qui semblaient leur être promis ! L’italien , arrivé 2e à quelques bonnes encablures de l’américain, était de mauvaise humeur. Il pensait, en franchissant la ligne d’arrivée, avoir remporté l’épreuve. Ne s’étant pas soucié de ce lièvre qui menait le train à trop vive allure, il l’avait laissé filer. Puis, persuadé selon ses dires que Pilkington avait abandonné comme prévu, il s’était contenté d’assurer un train suffisant pour distances ses rivaux.

Conférence de presse tendue

L’ambiance de la conférence de presse allait être plus que tendue, l’italien dénonçant le manque d’esprit sportif de l’américain et le professionnalisme de l’organisation ! « Je pensais avoir gagné, personne ne m’avait dit que le lièvre avait continué! Sinon, j’aurai accéléré… » déclarait avec aplomb l’italien. Il s’adresse aussi à Pilkington : » Vous étiez censé arrêter! » puis à l’organisation :  » Vous aviez dit que le lièvre s’arrêtait au 25e ! »… Ce que l’organisation a démenti. Rien n’oblige, dans le règlement d’une course, un lièvre à s’arrêter une fois sa tâche accomplie.

Une prime pour poursuivre ses études

Même si cette curieuse revendication était soutenue par quelques autres coureurs du plateau élite, Pilkington fut bien entendu maintenu dans sa victoire. Sa prime lui permis de terminer ses études et de poursuivre une belle carrière sportive. L’année suivante, il représentait les Etats-Unis aux championnats du monde de marathon à Göteborg.

Comme quoi, malgré tout, cette histoire de lièvre et la triste polémique qui s’en suivi reste une belle histoire !

 

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