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Steve Prefontaine, la première égérie de Nike et légende du running américain, leader dans l'âme. (photo DR)

16 mai 2017

Front runners : histoire de ceux qui font la course en tête.

En course à pied, au-delà des résultats et du palmarès, c’est aussi le style et la tactique de course qui peuvent marquer. Ainsi, ceux qui préfèrent prendre des risques et mener leurs courses de bout en bout sont souvent plus appréciés du public que ceux qui attendent bien cachés à l’intérieur d’un peloton pour surgir sur le sprint final, calé dans les foulées de leurs adversaires. Nous revenons ici sur quelques uns des plus célèbres « front runners » de l’histoire.

Dans le répertoire des tactiques de courses, celle qui consiste à « partir en tête, tenter de lâcher ses adversaires et tenir jusqu’au bout » n’est sans doute pas la plus efficace. Surtout dans le contexte international actuel où le niveau des courses est de plus en plus denses. Cependant, ce genre de panache a toujours été payant aux yeux du public, qui voit dans la bravoure de l’effort de l’homme de tête, une prise de risque et un courage admirable.

Steve Prefontaine, la première égérie de Nike et légende du running américain, leader dans l'âme. (photo DR)

Steve Prefontaine, la première égérie de Nike et légende du running américain, leader dans l’âme. (photo DR)

Certains coureurs, au-delà de leurs palmarès, ont ainsi bâti encore davantage leur légende grâce à des courses menées de bout en bout, ou presque. En voici donc parmi les plus marquants :

Steve Prefontaine.

Si Steve Prefontaine, affectueusement surnommé « Pre » par les américains, est autant adulé de l’autre côté de l’Atlantique, ça n’est pas uniquement pour son palmarès. Certes, il fut dans les années 70 sans doute le meilleur américain sur demi-fond long, avec des performances précoces et impressionnantes sur 5000 et 10 000 m, et même des apparitions convaincantes sur le mile. Il collectionna bien sûr les titres universitaires tant sur piste qu’en cross. Il connut aussi un destin à la James Dean, sa vie se brisant à seulement 26 ans, sur un accident de la route survenu quelques heures après son dernier 5 000 mètres victorieux, à l’ouverture de sa saison 1975.

Mais c’est avant tout le style et la tactique du moustachu un peu hippie qui inspira sa notoriété, restée immense. La seule tactique de Prefontaine consistait en effet à prendre la tête de la course, si possible dès le début, et de durcir le train jusqu’à l’arrivée. La première « égérie » de Nike a marqué les esprits outre-atlantique par ses courses aux prises de risques fortes et sa « furia ». Sur le plan international, son manque de finish le condamna cependant à être éjecté du podium sur le 5000 m des Jeux Olympiques de Munich en 1972, où après avoir bien secoué le peloton notamment dans les 2000 derniers mètres, il dû se contenter d’une 4e place bien amère.

 

 

Vladimir Kuts

Bien avant Pre et dans un style capillaire très différent, le soviétique d’origine ukrainienne Vladimir Kuts avait aussi adopté la tactique de la course en tête forcenée. Sauf qu’après l’ère de Zatopek dont il était le successeur, rien ou presque ne résistait à Vladimir. Son style particulièrement puissant, les poings battants l’air à la manière d’un boxeur, faisait des ravages.

Certes, en 1954, le britannique Chris Chataway parvenait à lui emboîter la foulée jusqu’au bout de la dernière ligne droite avant de le déborder au sprint dans un 5000 m d’anthologie couru sous les lumières de Wembley. 13′ 54″ et un record du monde au bout.

Kuts ne retiendra pas la leçon mais persévèrera dans sa tactique de mener, toujours mener. Sauf que ses progrès vont le mettre hors de portée des finisseurs. Deux ans plus tard, aux Jeux Olympiques de Melbourne, il triomphe ainsi sur les 5 et 10 000 mètres, en ayant notamment « dégoutté » et épuisé un autre anglais, le grand Gordon Pirie.

Johnny Gray

Le grand américain avait lui aussi l’habitude de secouer ses adversaires pratiquement dès le coup de feu. Sur le double tour de piste, ses prises de risques se révélaient cependant souvent payantes, comme à Koblenz où il établit un record américain en 1985 en 1’42″60.

En grande compétition, sa tactique lui joua parfois des tours. Cependant, après un premier tour stratosphérique, sur un rythme supérieur au record du monde, il obtint quand même une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992. Une belle récompense pour ce coureur généreux dont la carrière s’étend sur de nombreuses années (il fut même recordman du monde vétéran en 2001).

David Rudisha

Même distance, même tactique mais cette fois avec plus de réussite. Il faut dire qu’au rythme où courait David Rudisha dans ses meilleures années, il n’y avait pas grand monde pour lui ouvrir la voie, même sur un tour, et encore moins pour lui tenir tête dès les premiers mètres…

Anthony Famiglietti

Alors, c’est vrai, Anthony Famiglietti n’a pas du tout le même palmarès que les coureurs précédemment cités. Mais ce coureur atypique avait su capter une certaine attention. D’une part par son look, qui rappelait les belles années 70, d’autre part par son « front running » agressif qui rappelait furieusement le style Prefontaine.

Il fut tout de même de nombreuses fois champion des États-Unis et se fit bien remarquer aux JO de 2008 sur la même distance, en prenant les commandes de sa série puis de la finale.

 

 

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