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Emile Zatopek (photo DR)

28 mars 2017

Records: ces murs que l’on abat.

Nous avons largement relayé les annonces de tentatives pour battre les deux heures sur marathon. Pour l’instant, elles sont plus publicitaires que sportives. Mais cette idée de barrière inimaginable franchie reste une récurrence dans l’histoire de l’athlétisme. Retour sur les grands murs abattus au fil des ans, par des athlètes qui ont prouvé que c’était possible.

30 minutes sur 10 000 mètres.

 

 

Le 10 000 mètres, c’est une distance étalon depuis les débuts de l’olympisme. Pourtant, alors que le 5 et 10 miles sont renseignés depuis le milieu du XIXe siècle, l’équivalent métrique met plus de temps à s’officialiser. Le premier record sera ainsi établi par Jean Bouin, le légendaire athlète français du début du siècle, vice-champion olympique du 5000 m en 1912, en 30’58 », un an auparavant.

Cependant, on attendra longtemps encore avant de voir un coureur franchir la barrière des 30 minutes. Les grands champions finlandais des années 20, Paavo Nurmi et Ville Ritola, n’y parviendront pas. Le grand Nurmi en restera à six secondes.

Ainsi courait-on en Finlande à la fin des années 30. Ici Mäki affronte entre autre Ilmari Salminen. 

Il faut encore attendre seize ans avant qu’un autre finlandais, élève de Nurmi, passe enfin sous les 30′ : cet honneur revient à Taisto Mäki. Le 17 septembre 1939, à Helsinki, il court en 29’52″6.

Chez les dames, la controversée chinoise Wang Junxia accomplira ce même exploit en 1993, en courant en 29’31 ».

Le meilleur coureur des années 40, dont la guerre perturba la carrière, fut le premier à courir le 5 000 m en moins de 14 minutes (13’58 » en 1942). Son record tint dix-sept ans. 

20 kilomètres dans l’heure

Même si la discipline est quasiment tombé en désuétude, courir pendant une heure a longtemps frappé les imaginations car le résultat est facile à comprendre en terme de performance.

Ce record est documenté depuis des temps forts anciens (le milieu du XVIIIe siècle) même si la première performance retenue sur les tablettes officielles est celle d’Alfred Schrubb, avec 18,744 m en 1904. Jean Bouin sera le premier à passer la barrière des 19 kilomètres.

Emile Zatopek (photo DR)

Emile Zatopek (photo DR)

Mais c’est à Emile Zatopek que revient l’honneur d’être le premier à passer la barrière des 20 kilomètres, lorsqu’il améliore de près de 500 mètres sa propre meilleure marque mondiale en 1951, lors d’une tentative légendaire à Stara Boleslav, en Bohème. La performance frappe alors les imaginations.

4 minutes au mile

Le mile reste une distance mythique. Certes, surtout pour les anglo-saxons, mais tout de même! Si aujourd’hui le record est à 3’43″13, dans les années 50 plusieurs coureurs avaient commencé à envisager sérieusement de descendre sous les 4 minutes, un mur qui faisait rêver des générations de milers depuis les débuts de l’athlétisme.

C’est l’étudiant en médecine Roger Bannister qui allait passer sous cette barrière mythique, dans une course restée légendaire. A la mi-temps d’un match de cricket, emmené par ses compères Brasher et Chattaway, il accomplit 3’59″6.

 

3′ 30″ au 1500 mètres.

Le 1500, la version métrique du mile, a depuis longtemps acquis ses lettres de noblesse, notamment grâce à d’épiques finales olympiques. La distance, mêlant qualité de vitesse et de résistance, est une alchimie complexe où la tactique n’est pas absente.

Dans les années 80, les duels à distance entre les anglais Coe et Ovett ont fait évoluer la distance. Le mur des 3’30 » est tout proche. Mais ceux sont finalement deux coureurs de la génération suivante, Cram et Aouita, qui vont faire débouler cette barrière symbolique au cours d’une course extraordinaire disputée à Nice, en 1985.

Ce soir là, l’anglais conservera une courte avance sur la ligne pour résister au retour du marocain, et devenir ainsi le premier homme à courir sous les 3’30 ».

27 minutes sur 10 000 mètres.

Nous avions déjà évoqué le 10 000 mètres au début de cet article. Zatopek fut le premier sous 29 minutes, la progression allant relativement vite dans ces années 50.

Ensuite, les soviétiques Kuts puis Bolotnikov améliorèrent ce temps avant que l’australien Ron Clarke, grand pourfendeur de record du monde, fasse passer d’un coup la marque mondiale de 28’15 » à 27’39 » au cours d’une course légendaire le 14 juillet 1965 à Oslo.

https://www.youtube.com/watch?v=H1RBZUwHWBU

C’est sur cette piste du Bisslett que furent d’ailleurs depuis battus un grand nombre de records sur cette distance. En 1993, le kenyan Yobes Ondieki, connu pour sa tactique de front runner sur 5 000 m, est ainsi le premier à courir sous les 27 minutes. Lucide, il déclarait après sa course : « De nombreux coureurs vont maintenant courir sous ce record et sous les 27′. C’est juste un passage. »

La suite lui donna raison. Mais toutes les barrières sont elles envisageables ? On peut douter bien davantage de la réalité potentielle des deux heures au marathon!

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