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Ces dernières années, le style préconisé pour une course efficace et moins traumatisante est une attaque au sol sur l'avant-pied. Mais cette technique est-elle réellement utilisée par tous les coureurs d'élites ? Certains ralentis semblent prouver le contraire... La semaine passée, nous revenions en détail sur la foulée de Keninisa Bekele. Puissance et souplesse la caractérisait. Mais pas forcément une attaque sur la pointe des pieds. Plus ou moins sur la partie antérieure du pied, mais pas si en avant que cela. Alors, la fameuse foulée préconisée notamment, ces dernières années, par le courant "minimaliste", qui préconise de courir "sur les pointes", ne serait-elle pas naturellement adoptée par le coureur le plus performant de l'histoire? Les images ralentis sur certains de ses adversaires directs, des coureurs de très haut niveau donc, semblent encore enfoncer le clou : ainsi, sur le dernier marathon de Berlin, on voit très nettement que le dauphin de Bekele adopte plutôt un style qui serait "à proscrire" selon les tenants de cette nouvelle bonne façon de courir. Le kenyan, pourtant auteur de au marathon, semble effectivement poser le talon! Meb sur les talons Mais d'autres images avaient bien entendu déjà mis à mal cette idée qu'hors du style "forefoot" point de salut : ainsi, lorsque la marque américaine Skechers, qui concevait alors des chaussures spécialement conçues pour privilégier une attaque au sol très orientée vers l'avant-pied (le dessin même de la semelle empêchait presque une autre prise d'appui!), a engagé comme ambassadeur phare le marathonien Meb Keflezigi, des observateurs ne se sont pas privés de leur faire remarquer que le style de "Meb" n'était pas vraiment identique à cette position idéale. Le vice-champion olympique du marathon de 2004 semblait effectivement atterrir plutôt sur les talons et courir dans un "déroulé de pied" très actif pour relance plus qu'efficace. Depuis, Skerchers, qui soutient toujours Keflezigi qui est devenu vraiment leur athlète phare, produit des chaussures en général très souples et dotées d'un bon amorti, qui permettent une foulée très naturelle, quel que soit le geste de départ. Ces images rappellent une étude très approfondie sur la pose de pied des coureurs d'élites menées grâce à une caméra aux prises ralenties un expert allemand dans les années 70, sur un nombre convaincant de spécialistes mondiaux de demi-fond long d'alors. Ses conclusions : que la majorité des athlètes attaquait le sol selon une séquence "talon-tête des métatarsiens " très rapide,plus ou moins prononcée et que le geste du pied consistait finalement en un retour très rapide du pied, comme lorsque l’on ramène un objet vers l’intérieur, grâce à un mouvement rapide de la cheville. Alors oui, l'attaque du sol est plus courante vers l'avant du pied, relativement, pour les athlètes les plus rapides. Cela s'explique avant tout par leur vitesse de course, leurs qualités musculaires et leur élasticité tendineuse qui produit un "effet rebond" mieux exploité par cette attaque sur l'avant. Mais ce sont avant tout l'équilibre de leur posture, l'alignement des corps, la tonicité des gestes qu'il convient d'observer et se limiter à l'observation de la pose du pied est une erreur. Le pied s'adapte à tout cela, à la vitesse à laquelle vous courrez, à vos forces et vos équilibres. Du coup, quel que soit votre "style", c'est une harmonie qui vous est propre qui vous conduira au bon geste, et non le souci d'atterrir forcément sur telle ou telle zone de vos pieds!

17 novembre 2016

Coureurs d’élite : tous sur les pointes ?

Ces dernières années, le style préconisé pour une course efficace et moins traumatisante est une attaque au sol sur l’avant-pied. Mais cette technique est-elle réellement utilisée par tous les coureurs d’élites ? Certains ralentis semblent prouver le contraire…

Ces dernières années, le style préconisé pour une course efficace et moins traumatisante est une attaque au sol sur l'avant-pied. Mais cette technique est-elle réellement utilisée par tous les coureurs d'élites ? Certains ralentis semblent prouver le contraire... La semaine passée, nous revenions en détail sur la foulée de Keninisa Bekele. Puissance et souplesse la caractérisait. Mais pas forcément une attaque sur la pointe des pieds. Plus ou moins sur la partie antérieure du pied, mais pas si en avant que cela. Alors, la fameuse foulée préconisée notamment, ces dernières années, par le courant "minimaliste", qui préconise de courir "sur les pointes", ne serait-elle pas naturellement adoptée par le coureur le plus performant de l'histoire? Les images ralentis sur certains de ses adversaires directs, des coureurs de très haut niveau donc, semblent encore enfoncer le clou : ainsi, sur le dernier marathon de Berlin, on voit très nettement que le dauphin de Bekele adopte plutôt un style qui serait "à proscrire" selon les tenants de cette nouvelle bonne façon de courir. Le kenyan, pourtant auteur de au marathon, semble effectivement poser le talon! Meb sur les talons Mais d'autres images avaient bien entendu déjà mis à mal cette idée qu'hors du style "forefoot" point de salut : ainsi, lorsque la marque américaine Skechers, qui concevait alors des chaussures spécialement conçues pour privilégier une attaque au sol très orientée vers l'avant-pied (le dessin même de la semelle empêchait presque une autre prise d'appui!), a engagé comme ambassadeur phare le marathonien Meb Keflezigi, des observateurs ne se sont pas privés de leur faire remarquer que le style de "Meb" n'était pas vraiment identique à cette position idéale. Le vice-champion olympique du marathon de 2004 semblait effectivement atterrir plutôt sur les talons et courir dans un "déroulé de pied" très actif pour relance plus qu'efficace. Depuis, Skerchers, qui soutient toujours Keflezigi qui est devenu vraiment leur athlète phare, produit des chaussures en général très souples et dotées d'un bon amorti, qui permettent une foulée très naturelle, quel que soit le geste de départ. Ces images rappellent une étude très approfondie sur la pose de pied des coureurs d'élites menées grâce à une caméra aux prises ralenties un expert allemand dans les années 70, sur un nombre convaincant de spécialistes mondiaux de demi-fond long d'alors. Ses conclusions : que la majorité des athlètes attaquait le sol selon une séquence "talon-tête des métatarsiens " très rapide,plus ou moins prononcée et que le geste du pied consistait finalement en un retour très rapide du pied, comme lorsque l’on ramène un objet vers l’intérieur, grâce à un mouvement rapide de la cheville. Alors oui, l'attaque du sol est plus courante vers l'avant du pied, relativement, pour les athlètes les plus rapides. Cela s'explique avant tout par leur vitesse de course, leurs qualités musculaires et leur élasticité tendineuse qui produit un "effet rebond" mieux exploité par cette attaque sur l'avant. Mais ce sont avant tout l'équilibre de leur posture, l'alignement des corps, la tonicité des gestes qu'il convient d'observer et se limiter à l'observation de la pose du pied est une erreur. Le pied s'adapte à tout cela, à la vitesse à laquelle vous courrez, à vos forces et vos équilibres. Du coup, quel que soit votre "style", c'est une harmonie qui vous est propre qui vous conduira au bon geste, et non le souci d'atterrir forcément sur telle ou telle zone de vos pieds!

Kefleflezighi

La semaine passée, nous revenions en détail sur la foulée de Keninisa Bekele. Puissance et  souplesse la caractérisait. Mais pas forcément une attaque sur la pointe des pieds. Plus ou moins sur la partie antérieure du pied, mais pas si en avant que cela. Alors, la fameuse foulée préconisée notamment, ces dernières années, par le courant du « minimalisme », qui préconise de courir « sur les pointes », ne serait-elle pas naturellement adoptée par le coureur le plus performant de l’histoire?

Des ralentis parlant

Les images ralentis sur certains de ses adversaires directs, des coureurs de très haut niveau donc, semblent encore enfoncer le clou : ainsi, sur le dernier marathon de Berlin, on voit très nettement que le dauphin de Bekele adopte plutôt un style qui serait « à proscrire » selon les tenants de cette nouvelle bonne façon de courir. Le kenyan Wilson Kipsang pourtant auteur de 2h03 au marathon, semble effectivement poser le talon!

Meb sur les talons

Mais d’autres images avaient bien entendu déjà mis à mal cette idée qu’hors du style « forefoot » point de salut : ainsi, lorsque la marque américaine Skechers, qui concevait alors des chaussures spécialement conçues pour privilégier une attaque au sol très orientée vers l’avant-pied (le dessin même de la semelle empêchait presque une autre prise d’appui!), a engagé comme ambassadeur phare le marathonien Meb Keflezigi, des observateurs ne se sont pas privés de leur faire remarquer que le style de « Meb » n’était pas vraiment identique à cette position idéale. Le vice-champion olympique du marathon de 2004 semblait effectivement atterrir plutôt sur les talons et courir dans un « déroulé de pied » très actif pour une relance plus qu’efficace.

Depuis, Skechers, qui soutient toujours Keflezigi qui est devenu vraiment leur athlète phare, produit des chaussures en général très souples et dotées d’un bon amorti, qui permettent une foulée très naturelle, quel que soit le geste de départ.

Ces images rappellent une étude très approfondie sur la pose de pied des coureurs d’élites menées, grâce à une caméra aux prises ralenties, par un expert allemand dans les années 70, sur un nombre convaincant de spécialistes mondiaux de demi-fond long d’alors. Ses conclusions: que la majorité des athlètes attaquait le sol selon une séquence « talon-tête des métatarsiens  » très rapide, plus ou moins prononcée et que le geste du pied consistait finalement en un retour très rapide du pied, comme lorsque l’on ramène un objet vers l’intérieur, grâce à un mouvement rapide de la cheville.

Courez au naturel!

Alors oui, l’attaque du sol est plus courante vers l’avant du pied, relativement, pour les athlètes les plus rapides. Cela s’explique avant tout par leur vitesse de course, leurs qualités musculaires et leur élasticité tendineuse qui produit un « effet rebond » mieux exploité par cette attaque sur l’avant. Mais ce sont avant tout l’équilibre de leur posture, l’alignement des corps, la tonicité des gestes qu’il convient d’observer et se limiter à l’observation de la pose du pied est une erreur. Le pied s’adapte à tout cela, à la vitesse à laquelle vous courrez, à vos forces et vos équilibres.

Du coup, quel que soit votre « style », c’est une harmonie qui vous est propre qui vous conduira au bon geste, et non le souci d’atterrir forcément sur telle ou telle zone de vos pieds!

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Posted by:

Sylvain Bazin

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