Close

Latest Posts

Stay up to date with all our latest news and launches. Only the best quality makes it onto our blog!

27 décembre 2016

Course à pied et pollution : attention danger ?

Le récent pic de pollution aux particules fines observé dans la région parisienne mais aussi d’autres agglomérations françaises pose une nouvelle fois la question : devons-nous continuer à pratiquer notre sport favori lors de ces épisodes ?

 

 

Le marathon de Pékin en 2014 avait été disputé dans des conditions de pollution alarmantes. Bientôt les mêmes à Pairs ? (AP Photo/Andy Wong)

Le marathon de Pékin en 2014 avait été disputé dans des conditions de pollution alarmantes. Bientôt les mêmes à Paris ? (AP Photo/Andy Wong)

Courir aussi nocif que fumer?

La pollution touche bien sûr nos zones urbaines (ces dernières semaines Paris, Grenoble, Lyon…) mais aussi les vallées en montagne (notamment celle de Chamonix) et des zones où l’on penserait en être plus à l’abri. Cependant c’est surtout pour le quotidien du coureur citadin que les pics de pollution deviennent un vrai problème. Faut-il continuer à courir lors d’une période d’alerte comme celle observée au début du mois sur Paris, où un taux record de particules fines dans l’air créait un halo suspect dans le ciel?

Les risques pour la santé dus à la pollution sont nombreux : irritations des voies respiratoires, des yeux, affections de la peau, des muqueuses. La pollution, notamment aux particules fines (celle qui a le plus affecté la France ces dernières semaines, due à l’accumulation dans l’air de particules mêlant poussières et gaz issus principalement des moteurs diesels et de l’industrie) aggraverait aussi nettement les risques de cancer des poumons et favoriserait, par une réduction du diamètre des artères, selon des études scientifiques, les risques d’accident cardiaques. Bref, le tableau n’est pas réjouissant.

En sachant que l’activité physique et notamment les sports aérobies comme la course à pied augmentent la consommation d’oxygène, on est forcément tenté de conclure que continuer la pratique dans ces conditions n’est pas une bonne idée. Courir une heure dans une atmosphère polluée serait, selon certains, aussi nocif que de fumer sept cigarettes…

course à pied et pollution

Galen Rupp courant avec un masque… pour le pollen. Efficace contre la pollution ? (Photo Thomas Boyd, the Oregonian)

Les bénéfices plus forts que les risques.

Heureusement, d’autres études semblent démontrer que les risques, réels, ne justifient pas que l’on stoppe tout entraînement pendant ces périodes de pic de pollution.
Les bénéfices liés à l’activité physique restent bien plus importants pour la santé que les inconvénients liés à la pollution. En outre, si l’on court, on maintient son corps en bon état de marche, son système cardiovaculaire au top, on réduit de beaucoup les risques pour la santé liés à la sédentarité.

Les études ont également montré que là où l’on respire le plus l’air pollué est encore dans sa voiture, au milieu de la circulation. Le métro, où l’air est confiné, n’est sans doute pas tellement mieux pour respirer un bon air. Si l’on fait du sport, sur les trottoirs, ou encore mieux sur les hauteurs de la ville ou dans les espaces verts à l’écart de la circulation, les effets de la pollution sont déjà plus réduits, même si ils restent présents. Donc oui, fuir les voitures et courir là où l’air est un peu meilleur reste une bonne conduite.

Un acte citoyen.

Il ne faut sans doute pas renoncer à l’activité physique lors des pics de pollution. Courir, marcher et faire du vélo sont aussi, dans ces cas-là, des actes citoyens: se déplacer à la force des mollets ne fera pas grimper encore le taux de pollution !
En plus, sachez qu’en vous rendant sur votre lieu de travail en courant, vous respirerez, si vous courez sur les trottoirs, déjà moins de particules fines que les conducteurs et passagers d’automobiles, comme nous le disions plus haut.

Les bons réflexes

Alors donc, courez quand même, malgré la pollution ! Mais mieux vaut également prendre quelques précautions :

  • Privilégiez les heures très matinales ou très tardives pour courir, car les pics journaliers sont observés généralement entre 14 et 21 heures.
  • Cherchez à courir le plus possible dans des zones où le traffic routier est réduit.
  • Prenez de la hauteur, courez sur les zones les plus élevées des villes. Evitez les fonds de vallées en montagne.

Pour ne pas aggraver trop les risques, vous pouvez aussi privilégier lors de ces épisodes les sports plutôt doux (marche, vélo) sur le plan cardiovasculaire, ou en course à pied les séances à allure d’endurance fondamentale : mieux vaut tout de même ne pas respirer à plein poumons !

D’autres conseils sur www.u-run.fr et www.courir-plus-loin.com

Cet article vous fait réagir? Laissez un commentaire: